Les voitures qui ont mangé Paris
(Peter Weir, 1974)

Un titre pour le moins énigmatique et un premier film obscur, imparfait, aux contours difficilement saisissables. Et pourtant, il fascine tant il en dit long sur la société australienne, île-continent réduite ici à un trou paumé dont il est impossible de s'échapper. Il y a là quelque chose de surnaturel qui le situe quelque part entre le Buñuel de L'Ange exterminateur et Mad Max. Mais le plus fascinant sans doute dans cet anti-road movie, est qu'il annonce déjà les films suivants (et bien souvent remarquables) de Peter Weir.