La fin du monde dans notre lit conjugal
(Lina Wermüller, 1978)

Un regret majeur avec ce film: pourquoi l'intéressante réflexion sur la vacuité de l'intellectualisme bourgeois (bref, de la gauche) doit-elle être absolument diluée dans une histoire de couple aussi lénifiante ? On passera également sur la vulgarité et la gratuité de certains passages (la gamine qui veut absolument voir le "pistolet" de son père, sans déconner ?) et des choix narratifs inutiles (les consciences féminines et masculines matérialisées par six ou sept personnages). Lina Wertmüller produit avec dix ans de retard un film politique dont l'imagerie semblait déjà complètement dépassée.