
L.627 (Bertrand Tavernier, 1992)
Ni plus ni moins que le chef-d'oeuvre de Tavernier. L'ampleur de la mise en scène, la dimension documentaire, l'interprétation (et en premier lieu Didier Bezace, extraordinaire), la finesse dans l'écriture des personnages, le délicat équilibre entre le tragique et le comique... rarement le cinéaste, qui a pourtant quelques réussites à son actif, aura atteint cette justesse, cette vérité humaine (certaines séquences font penser à du Sautet). Les 140 minutes défilent sans que jamais le rythme pâtisse des moments plus intimistes, bien au contraire. Du grand cinéma !