
La trahison du capitaine Porter (André De Toth, 1953)
Davantage qu'un western au sens strict du terme, c'est avant tout un film historique sur les dégâts causés par la guerre civile et la difficile réintégration dans l'Union des états confédérés. Un peu manichéen lorsqu'il s'agit de montrer la violence et la corruption des élites du sud, il a au moins le mérite de faire de son personnage principal (Randolph Scott, monolithique comme à son habitude) un Texan torturé entre son devoir et ses convictions. La mise en scène et le découpage secs laissent entrevoir ce que seront les meilleurs films de Boetticher avec la vedette. Pas mal du tout.