Un jour comme un autre
(Keisuke Kinoshita, 1959)

Voir ce film c'est d'abord apprécier la beauté des couleurs, la vivacité du montage et la virtuosité du style de Kinoshita. C'est aussi suivre l'existence d'une multitude de personnages, qu'ils soient femme délaissée, veuf traumatisé par la guerre (leur relation est bouleversante), petites frappes, employé préoccupé par son ascension sociale... soit une chronique campagnarde d'une richesse thématique remarquable. Et le plus fascinant demeure la capacité du réalisateur à faire cohabiter cet ensemble en tout juste 75 minutes sans que jamais les ellipses n'apparaissent forcées. C'est beau. Beau et cruel. Comme la vie.