Thé et sympathie
(Vincente Minnelli, 1956)

Ne tournons pas autour du pot, cette adaptation de la pièce de Robert Anderson (crédité au scénario) est un film bouleversant d'humanité. Deborah et John Kerr, déjà créateurs des rôles au théâtre, sont les merveilleux interprètes de cette ode à la différence et à la sensibilité. Si le film de Minnelli maintient davantage l'ambiguïté quant à l'homosexualité du héros, son intérêt (et sa force) vient surtout du fait que jamais les personnages, même les plus « outrageusement américains », ne sont jugés. La mise en scène est à l'avenant, c'est-à-dire d'une suprême délicatesse. Un grand film assurément.