Chocolat
(Claire Denis, 1988)

Largement autobiographique, ce premier film est une chronique à hauteur d'enfant sur la fin de l'expérience coloniale en Afrique. La cinéaste capte les rapports humains entre locaux et métropolitains, noirs et blancs, colons bienveillants (le personnage du père, avec un Cluzet plutôt bon) et d'autres moins recommandables. Plus intéressante encore, l'attirance entre la mère et le serviteur noir. Claire Denis filme les regards, la tension latente entre les deux personnages avec subtilité. Chocolat est d'ailleurs une œuvre à la mise en scène déjà très sûre. Dommage que le rythme soit par trop languissant et l'interprétation inégale.