
Private Parts (Paul Bartel, 1972)
Un petit film de série réjouissant dans lequel Bartel explore la part intime de l'Amérique avec un regard corrosif à souhait. Le tableau qui est fait du Los Angeles du début des années 70 et donc, plus largement, du phare du monde libre est certes scabreux mais tance à la fois la rigidité réactionnaire que le mirage libertaire. Grâce à une mise en scène astucieuse au sein de l'inquiétant King Edward Hotel, masques et voyeurisme sont au centre du dispositif. Les acteurs portent avec conviction ce premier long-métrage prometteur.