Les possédés
(Andrzej Wajda, 1988)

La puissance du texte de Dostoïevski est évacuée au profit d'un hystérie constante. On comprend aisément que le cinéaste, Polonais ayant vécu sous le joug soviétique, ait eu quelques comptes à régler avec le capitalisme d'état bolchévique mais on verse là dans la caricature. Toute la dimension psychologique (et notamment la première partie) est absente. Les acteurs ne sont pas spécialement convaincants (hormis Bernard Blier dans l'un de ses derniers rôles) et la musique, omniprésente, est hélas insupportable. En adaptant l'inadaptable, Wajda se plante.