L'homme qui a volé le soleil
(Kazuhiko Hasegawa, 1979)

La vision très pessimiste d'un Japon déshumanisé où les élites, corrompues, n'écoutent plus le peuple est le prétexte à un film marquant, résolument original que les cinéphiles auront tôt fait de qualifier « d'œuvre malade ». S'il passionne par son scénario, il pâtit en revanche de quelques affèteries regrettables voire de lourdeurs rédhibitoires. En témoignent par exemple la séquence grand-guignol deu cambriolage de la centrale nucléaire avec sa réalisation clipesque ou cet absurde duel final entre le flic et le personnage principal. L'homme... est par ailleurs trop long (2h30 qui auraient pu être réduites d'une demie-heure).