
Le fleuve de sang (Hugo del Carril, 1952)
Il est surprenant de voir une œuvre aussi frontalement sociale en pleine période péroniste. L'explication est sans doute à chercher du côté des accointances du cinéaste avec le régime en place et ce, malgré l'obédience communiste d'Alfredo Varela, l'auteur du roman et scénariste. En résulte une œuvre brute sur l'exploitation des masses laborieuses face aux propriétaires du nord de l'Argentine, où la violence est omniprésente. Des cadrages très serrés, une réalisation sèche et finalement un manuel de lutte contre l'oppression. Carril est également un bon acteur dramatique. Pas mal du tout.