Oublier Venise
(Franco Brusati, 1979)

La famille et le temps qui passe sont les deux objets de Dimenticare Venezia, film désarticulé et déroutant. Mélancolique et profondément triste, le film ne décolle jamais vraiment, jouant perpétuellement sur un faux-rythme qui finit par lasser. Brusati, également scénariste, a recours à l'érotisme sans que l'on sache réellement ce que cela apporte au récit, finalement très sordide. Les flash-backs, astucieusement insérés à l'histoire, donnent un semblant d'épaisseur à des personnages écrasés par la seule volonté du cinéaste-démiurge.