La bête blanche (Mikio Naruse, 1950)

Mélodrame terriblement humain dans lequel le cinéaste japonais propose de nouveaux portraits de femmes dans un contexte original et difficile: la tentative de réinsertion d'anciennes prostituées. Le film n'évite pas quelques lourdeurs (la musique parfois trop présente, interprétation outrée) mais il y a de beaux moments. La mise en scène est épurée, la foi totale de Naruse dans ce qu'il filme particulièrement prégnante, et, pour les Occidentaux que nous sommes, la situation du prolétariat féminin au sortir de la capitulation nippone tout à fait passionnante.