Les nouveaux monstres (Mario Monicelli, Dino Risi & Ettore Scola, 1977)

Plus méchants et cruels que leurs aînés, ces Nouveaux monstres témoignent d’une réalité italienne (et occidentale) aussi pathétique que sordide. Les trois réalisateurs s’en tirent chacun avec un sketch génial, le reste étant plus inégal : Sordi en bourgeois lubrique transportant un blessé d’hôpital en hôpital pour Monicelli, un couple prêt à tout pour entrer dans le monde du cinéma pour Risi (peut-être le sketch le plus violent) et Sordi, encore lui, abandonnant sa vieille mère dans un hospice pour Scola. Acerbe et corrosif à souhait, ce film est réjouissant.