
La dernière fanfare (John Ford, 1958)
On serait volontiers tenter d'abuser des termes « testamentaire » ou « crépusculaire » pour qualifier ce chef-d'œuvre tardif du plus important cinéaste américain du siècle. Récit d'un passage de témoin entre deux générations de politiques (les roublards à l'ancienne d'un côté et les nouveaux communicants de l'autre), c'est aussi celui d'une lutte pour exister aux yeux du monde alors que notre héros, veuf et père d'un fils volage et inconséquent, ne vit que pour son mandat. De nombreuses scènes bouleversantes de vérité parsèment le récit à l'image de la confidence du patriarche à son neveu sur les origines de leur famille ou les dernières minutes où chacun, ami ou ennemi, vient saluer le mourant. Dominant une distribution cinq étoiles, Spencer Tracy est extraordinaire.













